Joie, bonheur, accomplissement sont les termes qui me viennent à l’esprit si je devais exprimer mes émotions lorsque j’ai établi des records...
Mais quel record ? Nous pouvons tous nous fixer l’objectif de battre un record. Celui-ci doit tout d’abord être personnel, avec notamment le dépassement de soi, faire mieux que sa dernière tentative. Ce record doit ensuite être en phase avec ses objectifs, il y a des périodes propices pour battre un record, et d’autres périodes où la place est l’enjeu principal.
Avant de s’attaquer à un record, il y a toute la phase de préparation et d’entraînement. Il est facile d’annoncer un chrono ou un objectif deux ou trois mois avant l’échéance mais cela demande un travail au quotidien, durant lequel il faut laisser le moins de place possible au hasard. Se fixer une ligne de conduite, trouver un entourage qui vous soutient dans les moments difficiles ou de doutes et qui saura vous conseiller. Évaluer son état de forme sur des séances tests, qui vous permettent de savoir où vous en êtes...
Ensuite vous tombez dans les 10-15jours qui précédent la compétition. Là, pour ma part, j’ai toujours connu mon état de forme pour savoir à quel niveau me situer et si oui ou non la préparation réalisée me permettrait d’atteindre l’objectif d’un record. Ces 15 derniers jours sont peut être les plus durs! Pas physiquement mais mentalement. Car vous êtes habitué à travailler avec la fatigue et là, vous devez récupérer, ne pas cogiter et occuper le temps que vous ne passez plus à l’entraînement.
Cette période est également propice aux journalistes, qui ont couvert d’autres événements et qui ont à ce moment, décidé d’annoncer le vôtre... Avec la fameuse question : "quel est votre objectif ?". Dois-je communiquer mon état de forme, annoncer une tentative de record et me risquer aux éventuelles critiques en cas d’échec, ou dois-je rester sur la défensive ?
Je suis d’avis à être fière du travail accompli pendant de longues heures de préparation et ainsi évoquer objectivement le niveau de performance espéré...
Vient finalement le jour J. Avec une dernière nuit durant laquelle, comme la plupart des coureurs, les heures de sommeil ne sont pas très nombreuses.
Top départ, le coup de pistolet vient de retentir et là vous pouvez vous exprimer, ne pas être emprunt au doute et être mentalement serein. Puis vient le verdict... Une seconde de mieux ou une seconde de trop. J’ai battu mon premier record de France sur marathon de 3’’ (2h28’24 contre 2h28’27). En ce qui concerne celui du semi-marathon, (...)
La suite de ce billet sur www.gfi.fr
Mais quel record ? Nous pouvons tous nous fixer l’objectif de battre un record. Celui-ci doit tout d’abord être personnel, avec notamment le dépassement de soi, faire mieux que sa dernière tentative. Ce record doit ensuite être en phase avec ses objectifs, il y a des périodes propices pour battre un record, et d’autres périodes où la place est l’enjeu principal.
Avant de s’attaquer à un record, il y a toute la phase de préparation et d’entraînement. Il est facile d’annoncer un chrono ou un objectif deux ou trois mois avant l’échéance mais cela demande un travail au quotidien, durant lequel il faut laisser le moins de place possible au hasard. Se fixer une ligne de conduite, trouver un entourage qui vous soutient dans les moments difficiles ou de doutes et qui saura vous conseiller. Évaluer son état de forme sur des séances tests, qui vous permettent de savoir où vous en êtes...
Ensuite vous tombez dans les 10-15jours qui précédent la compétition. Là, pour ma part, j’ai toujours connu mon état de forme pour savoir à quel niveau me situer et si oui ou non la préparation réalisée me permettrait d’atteindre l’objectif d’un record. Ces 15 derniers jours sont peut être les plus durs! Pas physiquement mais mentalement. Car vous êtes habitué à travailler avec la fatigue et là, vous devez récupérer, ne pas cogiter et occuper le temps que vous ne passez plus à l’entraînement.
Cette période est également propice aux journalistes, qui ont couvert d’autres événements et qui ont à ce moment, décidé d’annoncer le vôtre... Avec la fameuse question : "quel est votre objectif ?". Dois-je communiquer mon état de forme, annoncer une tentative de record et me risquer aux éventuelles critiques en cas d’échec, ou dois-je rester sur la défensive ?
Je suis d’avis à être fière du travail accompli pendant de longues heures de préparation et ainsi évoquer objectivement le niveau de performance espéré...
Vient finalement le jour J. Avec une dernière nuit durant laquelle, comme la plupart des coureurs, les heures de sommeil ne sont pas très nombreuses.
Top départ, le coup de pistolet vient de retentir et là vous pouvez vous exprimer, ne pas être emprunt au doute et être mentalement serein. Puis vient le verdict... Une seconde de mieux ou une seconde de trop. J’ai battu mon premier record de France sur marathon de 3’’ (2h28’24 contre 2h28’27). En ce qui concerne celui du semi-marathon, (...)
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