FFA : "Daunay, la dernière marche"

Christelle Daunay, quatre ans après avoir dû déclarer forfait pour les Jeux de Londres à cause d’une blessure, s’apprête à disputer le deuxième marathon olympique de sa carrière. Elle vise une place de finaliste pour sa dernière participation aux J.O.



Elle devait arrêter sa carrière en 2012, dans la foulée du marathon olympique de Londres. Son corps en a décidé autrement. Victime d’une fracture de fatigue du deuxième orteil du pied gauche à quinze jours de l’échéance, la Mancelle renonce, la mort dans l’âme, au rendez-vous britannique. Après trois mois passés à marcher avec des béquilles, elle décide, finalement, de ne pas raccrocher les runnings. Paradoxe : ce coup du sort l’a amenée à écrire une des plus belles pages de sa carrière à Zurich, en 2014, lorsqu’elle a décroché en Suisse le titre continental. Et là voilà, quatre ans après Londres, seule représentante du marathon français à Rio. Pour ses deuxièmes Jeux olympiques, après ceux de Pékin.

Victime de surentraînement

En 2008, Christelle Daunay avait pris une méritoire vingtième place en 2h31’48’’, dans la moiteur et l’air pollué de la capitale chinoise. C’était son premier grand championnat sur les 42,195 km. Au Brésil, bardée de nombreux podiums et places d’honneur obtenus sur les plus grands marathons du circuit depuis huit ans, elle espère bien mieux qu’un top 20. Sans pour autant viser le podium. Une prudence due à une préparation qui n’a pas été aussi linéaire que d’habitude pour la métronome tricolore, victime de surentraînement au mois de janvier. « Ça a été plus compliqué que pour les précédents grands championnats, révèle-t-elle. Mais aujourd’hui, je me sens bien, même si je ne suis pas dans le même état de forme qu’avant Zurich. »

Une jolie récompense

Fidèle à son tempérament pondéré, la fondeuse entraînée par Cédric Thomas aborde le marathon olympique avec des ambitions mesurées. La concurrence est incarnée, comme toujours, par les Kényanes, qui n’ont jamais été sacrées aux J.O. sur cette distance, et par les Ethiopiennes, sans oublier l’Italienne Valeria Straneo ou encore la Portugaise Sara Moreira. « Une médaille me paraît compliquée, admet Christelle. Une place de finaliste serait une jolie récompense. Je veux faire une belle course pour mes derniers Jeux olympiques, et pour ce qui est peut-être mon ultime marathon. » Car la Française, à quarante-et-un ans et avec trente-trois sélections au compteur, commence à penser à son après-carrière. « Pour la suite, on verra en fonction du résultat, et du contexte physique et mental », préfère-t-elle temporiser. Reste que boucler la boucle sur un grand marathon olympique à Rio, ça aurait de l’allure.

A Rio, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Dimanche 14 Août 2016
Christelle Daunay
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Qui suis-je ?

Christelle Daunay

Christelle Daunay
Licenciée au club de l'Entente Sarthe Athlétisme
Spécialiste cross, piste et route
32 sélections en équipe de France

Mes records :
10000m : 31'35"81 (Record de France)
10km : 31'48
Semi : 1h08'34 (Record de France)
Marathon : 2h24'22 (Record de France)

Mon palmarès :
Championne d'Europe de marathon en 2014 (CR)
13 titres de Championne de France (cross, 5000, 10000m, 10km, semi et marathon)
Détentrice de 5 records de France (10000m, 15km, 20km, semi et marathon)
2ème du marathon de Paris en 2010.
3ème du marathon de Paris en 2007 et 2009.
3ème du marathon de New York en 2009.
7ème au championnat du monde de semi marathon en 2014.
10ème au championnat du monde de 10000m en 2013
20ème des Jeux Olympiques de Pékin en 2008